« Notre particularité, c'est l’originalité de l’offre de formation »
- Par Pierre CHEMETE
- 22 Dec 2025 15:12
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Pr. Jean Bosco Etoa Etoa, recteur de l'Université d'Ebolowa.
Quelle est particularité de l'offre de formation et d'enseignements de l’Université d’Ebolowa ?
Notre particularité, c'est l’originalité de notre offre de formation. En dehors des cinq grandes écoles qui offrent des formations professionnalisantes, à l’instar de l’Ecole nationale supérieure des sciences et technologies maritimes et océaniques qui offre des formations dans les domaines des métiers de la mer, à savoir : la pêche, le génie mécanique de marine, l’architecture et construction navale et des équipements marins, le génie océanographie, l’hydrographie, la météorologie ou la gestion maritime et portuaire. Notre Faculté de sciences offre curieusement, pour s’en féliciter, des formations techniques dans les domaines suivants : biologie et physiologie animales et végétales ; biotechnologie agroalimentaire et environnement, pharmacognosie ; chimie appliquée ; sciences biologiques appliquées à l’agriculture - sciences biomédicales et médico-sanitaires ; architecture des logiciels, etc. Quant à la Faculté des arts, lettres et sciences humaines, contrairement à des idées préconçues sur la vocation d’un tel établissement, nos étudiants sont formés entre autres dans les spécialités suivantes : techniques de l’industrie du tourisme et du vestimentaire ; histoire et conservation du patrimoine-langues étrangères ou officielles et traduction ; sciences et techniques de la communication-cultures régionales et métiers du livre ; art de la scène, de l’image et de la musique et métiers de l’audiovisuel.
Dans ce contexte d’offres de formation plurielle, comment se matérialise le concept d’université-entreprise ?
La nouvelle loi portant orientation de l’enseignement supérieur renforce une vision, qui fait des universités, des véritables entreprises (Université-Entreprise) et offre aux étudiants le statut d’« Etudiant-Entrepreneur ». Aussi, mettons-nous un accent particulier au renforcement des capacités entrepreneuriales de nos étudiants. Dans ce sens, des séminaires ont été organisés dans tous nos neuf établissements, une plateforme numérique dédiée à la collecte des projets des étudiants portant idée de création d’une entreprise a été mise sur pied.
A ce sujet, dans certains de nos établissements, on a vu naître des prototypes originaux de produits pouvant être mis sur le marché, des micro entreprises opérationnelles, ou des projets de création d’entreprise. Notre Université détient un important vivier de futurs acteurs de la politique d’import-substitution ou de promotion de nos produits locaux, chère aux objectifs du chef de l’Etat.
Quelle appréciation faites-vous du fonctionnement de l’Université d’Ebolowa en ce début de l'année académique 2025-2026 ?
Au plan académique, tous les neufs établissements, situés dans les quatre départements de la région, sont opérationnels et fonctionnels, avec un campus à Monatélé dans le Centre. En conformité avec notre calendrier académique, les activités académiques se poursuivent normalement depuis le 6 octobre en général et depuis le mois de septembre pour certains programmes spécifiques. Les résultats des différents concours d’entrée dans nos écoles ou à certains programmes de formation spécifiques ont été publiés par le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur. Je fais allusion à nos cinq grandes écoles : l’Ecole nationale supérieure des sciences et techniques maritimes (ENSTMO) à Kribi, l’Ecole supérieure de transport, de logistique et de commerce (ESTLC) à Ambam, l’Institut supérieur d’agriculture, du bois, de l’eau et de l’environnement (ISABEE) sur le campus principale d’Ebolowa, et une délocalisation de certains de ses départements à Meyomessala dès cette rentrée académique, la Faculté de médecine à Sangmélima, et l’Ecole nationale supérieure de l’enseignement technique (ENSET) qui a recruté sur études des dossiers des auditeurs libres, en attendant le lancement du concours d’entrée des candidats réguliers, concours annoncé par le chef de l’Etat.
Avec près de 4000 étudiants à sa première année de fonctionnement, pour l’année 2025-2026, nous compterons un peu plus de 14.000 étudiants, incluant les étudiants des 23 Instituts privés d’enseignement supérieur (IPES), qui sont sous tutelle...
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