« Le cyberespace est devenu un espace géostratégique influent »
- Par Maimounatou
- 30 Dec 2025 10:35
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Pr. Bell Bitjoka, expert en cybersécurité, cybercriminalité et cryptologie
2025 a marqué un tournant pour le numérique au Cameroun, notamment avec les réformes engagées et le lancement de la Stratégie nationale d’intelligence artificielle. Quelles avancées peut-on en attendre concrètement ?
Le Cameroun s’inscrit dans la dynamique mondiale de transition vers la société de l’information. La mise en œuvre progressive des orientations stratégiques devrait permettre une amélioration des services de transmission de l’information, une digitalisation accrue des services publics et privés, ainsi qu’un développement plus soutenu des technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, la cryptographie, l’Internet des objets ou encore les réalités virtuelle et augmentée. À terme, ces évolutions auront des impacts économiques, sociaux et institutionnels positifs.
En attendant la finalisation de cette stratégie nationale, comment tirer pleinement profit de l’intelligence artificielle ?
L’intelligence artificielle présente un fort potentiel dans les secteurs où les processus sont répétitifs et facilement formalisables. Elle constitue un levier important de développement socio-économique et culturel. Il revient donc aux différents acteurs, publics comme privés, d’en exploiter les opportunités de manière responsable, d’autant plus que ces technologies sont aujourd’hui relativement accessibles au regard de leurs apports en productivité et en efficacité.
Les dérives numériques observées en période post-électorale ont suscité de vives inquiétudes. Quelles réponses concrètes préconisez-vous face à ces menaces persistantes ?
La société de l’information offre de nombreux avantages, mais aussi des risques liés à des usages malveillants. Les cas de désinformation, de manipulation ou d’atteinte à la vie privée relèvent d’infractions lorsque la loi est violée. Les réponses reposent sur l’application des dispositifs juridiques et réglementaires, appuyée par des mesures techniques permettant d’identifier les auteurs et d’établir les preuves. La sensibilisation et la promotion de l’éthique numérique demeurent toutefois essentielles en amont.
Les discours de haine empruntent également la voie numérique. Faut-il en arriver à des restrictions sur certaines applications ?
Les réseaux sociaux ne sont pas à l’origine de ces discours. Ils résultent avant tout du comportement d’utilisateurs mal intentionnés. Il est donc préférable de renforcer la sensibilisation, de rappeler les responsabilités pénales encourues et de s’appuyer sur des mécanismes de contrôle spécialisés, plutôt que d’imposer des res...
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