Oranges: Quand le jus manque

Les rues de Yaoundé débordent de ces fruits mais leur texture dure et sèche est fortement critiquée par les consommateurs.

Dans les rues et les marchés de Yaoundé, l'orange est le fruit le plus visible en ce moment. Empilés sur les tables, les plateaux ou encore dans des brouettes, ces agrumes sont parfois vendus à des prix très attractifs allant jusqu'à 100 F les deux ou trois fruits selon le secteur. Mais derrière cette abondance, une déception grandissante s'exprime chez les consommateurs. Ces oranges sont sans goût et sans jus.

Sous un parasol un peu défraîchi au lieu-dit Poste centrale, Clarisse M., ménagère, presse une orange entre ses doigts avant de la jeter avec regret dans le bac à ordures tout près. « De beaux fruits, mais quand vous ouvrez, c'est sec, dur et presque sans jus. On dirait du maïs », lâche-t-elle visiblement contrariée. Même constat chez Jules Abomo, étudiant rencontré quelques instants après à l'entrée du campus de l'université de Yaoundé I. « J'en ai acheté récemment pour un proche malade. Mais ces oranges étaient impossibles à consommer. C'est acide et il n'y a presque rien à presser », raconte l'étudiant.

Du côté des vendeurs, le constat est partagé, même si les explications divergent. Assise derrière son comptoir, Mama Marguerite, vendeuse qui revendique des décennies de vente de ce fruit non loin de l'Institut national de la jeunesse et des sports, reconnaît une énorme baisse de qualité. Plus loin, à l'École nationale des postes et télécommunications de Yaoundé, Emmanuel, vendeur ambulant et fils d'agriculteur, affirme que certaines récoltes sont faites avant maturité, ce qui empiète sur le côté jute...

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