Liberté de la presse: La protection des journalistes à la Une
- Par Sonia OMBOUDOU
- 04 May 2026 09:00
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C’est l’une des problématiques relevées par le ministre René Emmanuel Sadi lors de la commémoration de la Journée mondiale hier à Yaoundé.
Conflits armés, précarité contractuelle, absence de protection sociale et pression économique constante. Les professionnels des médias, d’après le président de l’Association des journalistes anglophones du Cameroun, Jude Viban, subissent des attaques persistantes dans l’exercice de leur métier. De quoi affecter le droit à l’information consacré par la liberté de la presse, pilier de la démocratie et de l’Etat de droit. C’est dans ce contexte que le Cameroun a commémoré le 3 mai dernier la Journée mondiale de la liberté de la presse. Présidée par le ministre de la Communication (Mincom), René Emmanuel Sadi, la 33e édition était placée sous le thème : « Façonner un avenir de paix ». Occasion pour la tutelle et les responsables d’organes de presse de repenser l’arsenal juridique applicable à la communication sociale actuelle. « Les médias autant que les journalistes doivent, en même temps qu’ils se soumettent à l’éthique et à la déontologie propres à la pratique de leurs métiers, apporter une pierre significative à l’édification de sociétés apaisées et pacifiées », a relevé René Emmanuel Sadi. Revenant sur l’héritage de la loi de 1990 sur la liberté de la communication sociale, le Mincom a salué un paysage médiatique camerounais transformé aux plans quantitatif et qualitatif, à travers une liberté de ton éditorial qui n’a rien à envier aux systèmes médiatiques les plus avancés au monde. Mais cet acquis s’accompagne de dérives. Entre discours de haine, publication de contenus séditieux, appels aux replis identitaires, à l’insurrection populaire, ou à des actes d’hostilité contre la patrie, René Emmanuel Sadi a fustigé ces pratiques menaçantes pour la paix et la cohésion nationale. À celles-ci s’ajoutent la désinformation, l’usage malveillant de l’intelligence artificielle, les fake news, ou encore la transformation de la presse en une presse à gages. « Les lignes éditoriales adoptées doivent être orientées vers une production de contenus, certes libres de toutes contraintes extérieures, mais soustendus par une rigueur professionnelle qui s’enraci...
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