Il faut ouvrir les frontières

Huit ans après l’adoption par l’Union africaine (UA) du Protocole sur la libre circulation des personnes en Afrique, la mayonnaise tarde à prendre. Ce texte fondamental exhorte une suppression des visas au profit des citoyens africains et facilite le droit de résidence et d’établissement. Même si l’on peut saluer le courage de quelques-uns des 55 Etats membres de cette organisation continentale ayant pris la décision d’exempter de visa tout citoyen africain, il y a lieu de relever la réticence affichée dans ce sens par la grande majorité de pays africains. Le constat qui se dégage à ce sujet est qu’il est toujours difficile pour les Africains de voyager librement à l’intérieur de leur continent d’autant plus que le rythme des migrations est lent. Dans certaines sous-régions, les raisons sécuritaires sont généralement avancées pour justifier la fermeture des frontières ou le refoulement des citoyens d’un autre Etat. Parfois, quand bien même la clause de libre circulation existe, son application n’est pas toujours évidente. Toutes choses qui freinent l’intégration humaine en Afrique. Or, à l’ère de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), l’utilité de l’ouverture des frontières par les Etats africains aux ressortissants africains n’est plus à démontrer. Il est plus que jamais question de dynamiser cet important espace commercial opérationnel depuis 2021 en accordant un droit de franchise à tous ceux qui aimeraient aller et venir d’un pays à l’autre, sans trop de difficultés liées à l’obtention préalable d’un visa. Il faut pour cela soutenir la mise en oeuvre du Protocole de l’Union africaine sur la libre c...

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