Une harmonisation s’impose

Au Cameroun, le pain est une denrée dite de grande consommation. Certains la classeraient même parmi les produits de première nécessité, tellement les attentions autour sont grandes. Il n’y a qu’à observer les longues files dans les bou­ langeries le soir venu ou en fin de week-end, lorsque que les parents s’alignent au sortir du travail et autres activités sociales pour renouveler les stocks. Il n’y a qu’à voir aussi comment les pouvoirs publics veillent avec des prix homologués, des poids arrêtés, notamment pour la baguette, forme la plus répandue, ou encore pour des normes érigées et d’application obligatoire. Du coup, les boulangers ne boudent pas leur plaisir de proposer à leur clientèle aux goûts aussi diversifiés que la taille des porte-monnaies, des variétés de pain à perdre même les plus fins gourmets. Et quand à côté de pain à base de la traditionnelle farine de froment venu de l’occident s’ajoute celui à base de farine locale panifiable fait de maïs, patate, plantain, manioc, l’embarras devient vite grand. Entre les formes, les tailles, les goûts, les appellations, etc., on ne sait parfois plus dans quelle tasse tremper sa miche quand vient le moment de la dégustation. Surtout que même pour la simple baguette, l’harmonisation de la forme, du poids et de la taille est loin d’être une réalité. Certes il est accepté une marge de 8% sur le poids fixé à 200g, mais sur le terrain, chacun y va, au moment de la fabrication, de son imaginati...

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