Enrôlement des taxis: On touche au but
- Par Sonia OMBOUDOU
- 30 Oct 2026 14:09
- 0 Likes
Trois mois après son lancement, l'opération d'identification numérique voulue par la Communauté urbaine de Yaoundé comptabilise déjà 26 673 véhicules enregistrés.
D eux semaines après le flotte ment qui a suivi la clôture des trois mois d'enrôlement gratuit le 5 octobre dernier, les taxis jaunes ont repris la route. Ce 29 octobre, le décor habituel est de retour. De Mvog- Mbi à la Poste centrale, en passant par Nsam et Mvog-Betsi, bienvenue les embouteillages aux heures de pointe, les files indiennes aux arrêts et les klaxons. À un détail près, chaque véhicule arbore désormais son éti quette d'enrôlement, un QR code in falsifiable sur la vitre et un numéro de portière unique peint en blanc sur fond bleu. C'est l'aboutissement visible de l'opé ration lancée le 3 juillet 2026 par le maire de la ville, Luc Messi Atangana. Une base de données qui a continué de grossir même après la date butoir. À ce jour, elle affiche 26 673 taxis enregistrés, 27 638 chauffeurs et 21 234 propriétaires, dont 163 possèdent plus de 10 véhicules. Soit près de 1 700 véhicules de plus en 14 jours, en pleine phase répressive. Pour le Dr Jean Patrick Mfoulou, chef de la Cellule des transports et de la mobilité à la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY), on touche au but. Le Plan de mobilité urbain soutenable estimait le parc entre 30 000 et 35 000 taxis. « Le flux important qu'on avait dans les points d'enregistrement a diminué. Le fait qu'on soit à 26 673 prouve qu'on se rapproche de 30 000 », confie-t-il. Pour arriver à ce résultat, il a fallu lever trois verrous. Le premier, admi nistratif. Chaque dossier exigeait la CNI, la licence d'exploitation, la carte bleue, l'assurance et la visite technique. Sans oublier la preuve du paiement de l'impôt général synthétique à 5 000 F par trimestre, lui-même adossé au numéro d'identifiant unique. Un casse-tête qui a obligé la Direction générale des impôts à dépêcher une équipe au siège de la CUY. Le second verrou, social. Face à la grogne, certains syndicats avaient proposé des contrôles alternés pour ne pas paralyser la ville. Proposition rejetée par les autres cen trales. La mairie a maintenu sa ligne, pas de prolongation. Le troisième, le volet répressif. Depuis le 6 octobre, tout taxi non enregistré trouvé en cir culation est interpellé...
Cet article complet est réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Identifiez-vous >
Accédez en illimité à Cameroon Tribune Digital à partir de 26250 FCFA
Je M'abonne1 minute suffit pour vous abonner à Cameroon Tribune Digital !
- Votre numéro spécial cameroon-tribune en version numérique
- Des encarts
- Des appels d'offres exclusives
- D'avant-première (accès 24h avant la publication)
- Des éditions consultables sur tous supports (smartphone, tablettes, PC)



Commentaires