À l’occasion de la 16e Journée internationale a elles dédiées, les conditions dans lesquelles ces dernières vivent, ont été dénoncées hier par le ministre Marie-Thérèse Abena Ondoa.
Spoliées avant l’inhumation du conjoint, accusées de sorcellerie, chassées de leur domicile. Le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, le Pr. Marie- Thérèse Abena Ondoa, a dressé hier, au cours d’une déclaration à la presse, un constat alarmant sur la condition des veuves au Cameroun à l’occasion de la 16e Journée internationale. Instituée par l’ONU en 2010, cette journée rappelle que sur 258 millions de veuves dans le monde, une sur dix vit dans l’extrême pauvreté. Le ministre a dénoncé la spirale de précarité qui s’abat sur les veuves camerounaises dès le décès du mari : bellefamille qui s’empare des biens, fermeture de la maison, stigmatisation et violences physiques et psychologiques. Pour briser ce cycle, le gouvernement mise sur trois leviers : l’éducation juridique, l’autonomisation économique et un arsenal légal renforcé. Sous le thème « Justice, dignité et autonomisation économique pour les veuves », le Minproff veut garantir l’accès à l’héritage, au domicile conjugal, aux terres et à une protection sociale non liée au statut matrimonial. Le cadre a été consolidé par le Code pénal de 2019 qui criminalise la déshéritation et les violences basées sur le genre, et par la loi de 2024 qui sécurise l’enregistrement des faits d’état civil, base de tout droit à la succession. Sur le terrain, l’action...
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