L’Association camerounaise des femmes juristes a lancé depuis mardi à Yaoundé, une formation pour les autorités judiciaires, administratives et municipales.
D epuis mardi à Yaoundé, des procureurs de la République du ressort de la Cour d’appel du Centre, ainsi que les autorités administratives et municipales de la région prennent part à une ses sion de formation sur la loi du 23 décembre 2024. Cette loi permet de faciliter l’établissement et la reconstitution des actes de nais sance pour les personnes déplacées internes qui ont perdu leurs docu ments. La présidente de l’Associa tion camerounaise des femmes ju ristes (ACAFEJ), Yvonne Léopoldine Akoa, insiste sur l’importance de cette action. « Une personne de vient invisible si elle ne dispose pas d’une identité légale », a-t- elle affirmé. Et d’ajouter, « l’article 57 permet au procureur du lieu d’accueil de demander à l’officier d’état civil d’établir ou de reconsti tuer un acte. » Au Cameroun, la situation reste préoccupante. Selon Félix Nkengni, avocat général au parquet général près la Cour d’appel du Centre, re présentant du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, cette absence bloque l’accès à l’école, aux soins, à la justice et à l’emploi. « L’état civil est le point de départ de tous les droits », a-t-il rappelé. Sur le terrain, des difficultés existent en core. Florent Ntyam Nkoto, procu reur de la République près le Tri bunal de première i...
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