Le choix d’une vie:

On découvre le jour des résultats du bac que l’orientation pose problème. Trop tard. Le problème, on l’a fabriqué deux ans plus tôt, en seconde, en cochant une case à la va-vite entre deux conseils de classe. Après le bac, on ne choisit plus. On subit. On prend ce qui reste : la filière « par défaut », l’école « parce que mon cousin y est », la forma­ tion « parce que papa a dit que ça paye ». Et c’est ainsi qu’on fabrique des cohortes d’avocats qui détestent plai­ der, d’ingénieurs qui fuient les calculs, et de médecins épuisés avant même la 3� année. Soyons lucides : le marché n’a pas de place pour les ap­ proximations. Choisir une formation, ce n’est pas choisir une étiquette pour faire plaisir. C’est choisir cinq à 10 ans de sa vie, voire toute une vie des concours, des nuits blanches, et un métier. Il faut donc regarder le tempéra­ ment, les aptitudes, les prédispositions, les débouchés, les offres. Pas juste « j’aime bien cette matière ». Oui, les parents ont leur mot à dire. Leur expérience compte. Leur portefeuille aussi. Mais leur rêve doit-il pri­ mer sur les aspirations de l’enfant ? Forcer un enfant à de­ venir pharmacien parce que « c...

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