« Prévoir plus tôt, décider vite et agir ensemble »

L’intégralité du discours prononcé hier à Luanda par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, au nom du chef de l’Etat.

Excellence Monsieur le Président de la République du Burundi, Président en exer­ cice de l’Union Africaine, Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement, Excellence Monsieur le Président de la Commission de l’Union africaine, Mesdames et Messieurs, C’est avec un réel plaisir que je prends la parole, au nom de Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, à l’occasion de ce Sommet extra­ ordinaire consacré à une question qui touche au cœur même du projet africain : notre ca­ pacité collective à prévenir les conflits, à les résoudre et à construire une paix durable. Le contexte actuel nous impose de ne plus nous contenter de gérer les crises lorsqu’elles surviennent, mais de renforcer notre capacité collective à les prévenir, à les contenir et à les résoudre durablement. L’Afrique dispose déjà d’un cadre institutionnel propice à cet effet, à travers l’Architecture Africaine de Paix et de Sécurité, le Conseil de Paix et de Sécurité, les Mécanismes Ré­ gionaux et la Force Africaine en Attente. Il importe désormais de rendre ces outils plei­ nement opérationnels. Cet objectif peut être atteint en mettant l’ac­ cent sur les priorités suivantes : L’Alerte et l’action précoces. Nous devons renforcer le lien entre la collecte d’informations et la prise de décision rapide, en intensifiant la coopération entre l’Union Africaine, les Communautés Économiques Régionales et les États membres ; Les Capacités de réponse et de médiation. Il importe d’Accélérer l’opérationnalisation de la Force Africaine en Attente. A cet effet, le Cameroun rappelle l’importance stratégique de la Base Logistique Continentale qu’il abrite et réaffirme son attachement à la médiation africaine. Au-delà d’un simple vœu, les solu­ tions africaines aux problèmes africains doi­ vent devenir une méthode de travail ; Le Financement et le traitement des causes profondes. Il est impératif de mettre en place des mécanismes de financement prévisibles et durables, et mieux maitrisé par les Etats africaines. Le renforcement du Fonds pour la Paix et la poursuite du dialogue entre l’Union Africaine et les Nations Unies pour la pérennisation du financement des opérations africaines de soutien à la paix doivent figurer parmi nos priorités. De plus, la prévention doit associer s&ea...

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