Exposition: Dans les mémoires du vivant
- Par Alexandra TCHUILEU N.
- 08 Oct 2026 03:35
- 0 Likes
Avec l’artiste plasticienne Marie Francine Dongmo, le voyage vers soi se fait à l’aide de l’eau et du vent. Ses œuvres sont disposées à Abali Gallery à Yaoundé.
E t si notre corps gardait chaque trace de ce qui lui est arrivé ? Postulat de l’artiste plasticienne Marie Francine Dongmo dans son exposition bapti sée « Mémoire matricielle : archives invisibles du vivant ». Les œuvres installées à Abali Gallery à Yaoundé dans le cadre du Cameroon Cultural Network, proposent un voyage iné dit dans les plus petites particules du vivant. Ambiance unique, avec fond sonore de l’artiste qui dévoile, pro pose et explique ce que son regard et sa patience lui ont permis de met tre en lumière. « Je suis né de ce qui coule, et non de ce que je maîtrise. Origine n’est pas un lien. C’est un état, une vibration, un silence qui contient tout », déclame l’artiste tout au long du parcours sonore de l’exposition. L’exposition, riche d’une trentaine de tableaux, invite à un une certaine pa tience dans le regard. Dès l’origine, des formes s’entremêlent, cédant la place au vivant. Comment ne pas être saisi par « La danse originelle » ? par cette toile en aquapeint, l’ar tiste révèle la bataille de formes si milaires à des spermatozoïdes, qui veulent atteindre une forme plus grande, visiblement un ovule, pour donner vie à un œuf. Et là, Marie Francine Dongmo évoque une « ma tière qui se souvient d’avoir été dé sir ». Puis, il y a cette autre toile, connexion entre deux formes hu maines avec une ligne bleue qui les traverse. L’autre séquence phare, c’est le « Souffle végétal ». Le vivant, ce sont aussi les plantes qui crois sent en silence, où l’eau revient au centre de la vie. « Le cordon n’a pas été coupé » est l’intitulé d’un tableau captivant, qui illustre la forme d’une dame en foulard avec un enfant qui la regarde. « Ce que la nuit a confié à l’aube » dévoile une forme de femme, seins nus, qui allaite, mais aussi un oiseau qui nourrit son petit. Non moins frappant, « L’offrande si lencieuse », avec cette forme hu maine à genou. « Je m’intéresse moins à l’apparence des êtres et des choses qu’à ce qui les habite, les relie et les trave...
Cet article complet est réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Identifiez-vous >
Accédez en illimité à Cameroon Tribune Digital à partir de 26250 FCFA
Je M'abonne1 minute suffit pour vous abonner à Cameroon Tribune Digital !
- Votre numéro spécial cameroon-tribune en version numérique
- Des encarts
- Des appels d'offres exclusives
- D'avant-première (accès 24h avant la publication)
- Des éditions consultables sur tous supports (smartphone, tablettes, PC)



Commentaires