Affaire Martinez Zogo: Le 36e témoin entre en scène

Le début de l’audition du lieutenant- colonel Parfait Armand Ayissi Nanga, ancien membre de la commission mixte d’enquête a marqué hier soir l’audience au Tribunal militaire de Yaoundé.

Il était près de 22h hier soir quand l’audience a été suspendue. Le 36e témoin, le lieutenant-colonel de gendarmerie Parfait Armand Ayissi Nanga ancien enquêteur de la commission mixte venait d’être appelé. Une quarantaine de minutes ont suffi à donner le ton du témoignage de celui qui avait fait irruption dans la salle d’audience il y a deux semaines, évoquant des menaces sur sa sécurité. Interrogé d’entrée de jeu par le Commissaire du gouvernement, l’officier est resté sur cette lancée, en communiquant au tribunal des noms de personnes, dont celui d’un co-accusé dans la même affaire. La reprise de l’audition ce matin permettra d’en savoir plus. C’est à 11h30, plus tôt dans la matinée que le prési­ dent du Tribunal, le colonel Jacques Baudouin Misse Njone, a ouvert les deux sessions criminelles spéciales des 26 et 27 octobre, dans l’affaire Martinez Zogo. La parole a alors été donnée à l’accusé Léopold Maxime Eko Eko, ancien Directeur général de la Re­ cherche extérieure (DGRE) pour la suite de son contre-interrogatoire face au 35e témoin, le lieute­ nant-colonel Dieudonné Bialo, chef du Service central des recherches judiciaires de la gendarmerie natio­ nale. Muni de documents, Eko Eko a déroulé un chapelet de questions centrées sur la matérialité de l’enquête. Premier axe : les caméras de surveillance de la DGRE. Question : « Confirmez-vous avoir déclaré que le lieutenant-colonel Danwe avait présenté les vidéos à son supérieur hiérarchique ? » Réponse : « Oui ». Question : « Avez-vous été témoin oculaire de la présentation des vidéos à l’accusé Eko Eko par le lieutenant-colonel Danwe ? » Réponse : « Négatif ». L’accusé enchaîne : « En dehors des déclarations du colonel Danwe, votre enquête a-t-elle recueilli des preuves documentaires, matérielles, numériques et testimoniales concluant qu’il a effectivement présenté des vidéos ? » Réponse du témoin : « Négatif ». Deuxième axe : la coupure présumée du réseau WhatsApp entre 21h et 22h, le 3 février 2023, men­ tionnée dans le rapport d’enquête par le colonel Otoulou (34 e témoin). Eko Eko interroge sur deux réquisitions émises par la commission mixte police- gendarmerie à l’attention des opérateurs Orange et MTN. Question : « Avez-vous en tant qu’OPJ assistant fait connaître vos réserves au commissaire du gou­ vernement sur ces pistes ? » Réponse : « Je n’ai jamais dit que ces réquisitions étaient non pertinentes. Il n’y a jamais eu coupure du réseau WhatsApp, puisque certains messages des accusés sont faits aux heures indiquées. » Le témoin reconnaît toutefois : « Je n’ai pas connaissance de réponse. Je ne sa...

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