Enregistrement des naissances : l’acte de toutes les préoccupations

Malgré diverses initiatives, près de 1,5 million d’élèves du primaire et du secondaire n’ont pas d’existence officielle. Le Conseil de Cabinet présidé hier par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, s’est penché sur la question.

Vivre sans existence officielle. Telle est la situation d’environ 7 millions de compatriotes ne disposant pas d’acte de naissance, dont près de 1,5 million d’enfants du primaire et de la maternelle. Dans ce lot, 59 163 élèves du cours moyen 2 et Class 6 qui ne peuvent être candidats à aucun examen officiel, parce que ne disposant pas de cette pièce. Le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, a déploré cette situation, hier 25 avril, en présidant le Conseil de Cabinet du mois d’avril. Le sujet est d’une grande importance, puisqu’il touche plusieurs personnes, les privant de leurs droits élémentaires et plombant l’élaboration des politiques publiques de développement. L’on note qu’aucune région n’est épargnée par ce problème. Et même si les zones reculées semblent les plus concernées, les parties urbaines sont aussi frappées par ce phénomène. Il ressort des travaux d’hier que le gouvernement et ses structures associées ont multiplié les projets et les initiatives pour en réduire les effets. 
Le ministre de la Décentralisation et du Développement local (Minddevel), Georges Elanga Obam, a évoqué : la réforme entamée depuis 2010 avec le Programme de réhabilitation de l’état civil du Cameroun ; l’opération spéciale d’établissement de 500 000 actes de naissance dont la première phase est en cours d’exécution dans cinq régions ; la création du Bureau national de l’état civil ; une meilleure collaboration entre les différents acteurs, etc. La digitalisation occupe également une place importante dans le processus. Actuellement, plusieurs communes du Centre, de l’Extrême-Nord, du Littoral, de l’Ouest et du Sud expérimentent la numérisation des documents physiques existant et l’enregistrement à travers la digitalisation. Une mise en œuvre rendue possible par le Budget d’investissement public et l’appui des partenaires techniques et financiers.
L’autre levier concerne la reconstitution de la situation civile de ceux que les experts appellent aussi « fantômes », à travers des jugements sup...

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