L’Association du transport aérien international l’a indiqué dans ses prévisions au cours de la table ronde des médias d’Afrique le 18 décembre dernier.
Dans le prolongement de la journée mondiale des médias organisée par l’Association de transport aérien international (IATA) le 9 décembre dernier, une table ronde des médias pour l’Afrique s’est tenue en visioconférence le jeudi 18 décembre 2025. Somas Appavou Directeur régional des Affaires externes Afrique à IATA était le principal orateur. Une occasion pour présenter les prévisions pour l’Afrique en 2026. Il a commencé par revenir sur le contexte dans lequel les compagnies aériennes africaines évoluent. Il s’agit entre autres le fait que le faible PIB par personne dans une grande partie du continent limite les dépenses discrétionnaires; une demande réduite par les restrictions relatives aux visas ; les ententes bilatérales restrictives et les redevances passagers élevées. « Parmi les nombreux facteurs qui contribuent aux coûts d’exploitations élevés en Afrique, on peut citer les coûts de carburant élevés, la fragmentation des marchés et le taux moyen d’imposition des sociétés de 28 % (le plus élevé parmi toutes les régions). Tant que ces contraintes ne seront pas atténuées, l’industrie aérienne africaine va fonctionner avec de minces marges et une résilience limitée, même si la croissance du trafic est supérieure à la moyenne mondiale », a-t-il expliqué.
C’est dans cet environnement qu’en 2026, sur les 41 milliards $ de bénéfices nets à l’échelle mondiale prévus pour 2026, les transporteurs d’Afrique ne généreront que 200 millions $, représentant une marge de 1,3 %, la plus faible parmi toutes les régions. « La demande de voyages aériens en Afrique augmente plus rapidement que dans plusieurs autres parties du monde, mais la rentabilité ne suit pas la cadence. Avec des marges de seulement 1,3 %, les compagnies aériennes africaines ne capturent qu’une fraction de la valeur économique de l’aviation. Il est essentiel de s’attaquer aux barrières qui empêchent la croissance pour que l’expansion du trafic dans la région produise de la force financière», explique Kamil Al-Awadhi, vice président régional de l’IATA pour l’Afrique et le Moyen-Orient. Le fort potentiel donne néanmoins à espérer de perspectives plus favorables. « Au cours des 20 prochaines années, on prévoit que les marchés d’Afrique vont avoir une croissance annuelle de 4,1 %, pour atteindre 411 millions de passagers. C’est le troisième taux de croissance le plus rapide au monde. Pour réaliser ce potentiel, il faudra des réformes ciblées pour éliminer les barrières, améliorer l’abordabilité et accro&...
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