Médias : il s’appelait Abodel Karimou
- Par Alliance
- 06 Jan 2026 13:52
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En vue de ses obsèques prévues ces 16 et 17 janvier à Douala, des proches préparent un hommage au fondateur de « La Gazette », mort à 88 ans ce 7 décembre 2025 à Bonabéri.
« La Gazette était là ». Les moins de 20 ans ne peuvent rien connaître de ce temps. Loin s’en faut. Un temps où « La Gazette », journal privé, tenait fermement la chronique des faits de société, promenant ses lecteurs des dédales du judiciaire aux méandres d’un quotidien tantôt glauque, tantôt cocasse, mais généralement captivant. A la baguette, un homme : Abodel Karimou, né en mai 1937 à Eséka, d’un père nigérian et d’une mère camerounaise. Inconnu des moins de 20, voire 30 ans, mais figure marquante de son temps. De la presse de son temps. « C’est le père de la presse privée camerounaise », déclare Camille Nelle, l’un de ses anciens collaborateurs, entré comme pigiste en 1978 à « La Gazette », dont il deviendra rédac- teur-en-chef jusqu’à la disparition du journal en 1993. Ce témoin proche se souvient d’un professionnel « très exigeant, très pointilleux, sur le fond comme sur la forme ». Non sans fierté, Camille Nelle souligne que « La Gazette » n’a jamais eu de procès pour diffamation ou propagation de fausse nouvelle. En revanche, le journal a traité d’af- faires parfois retentissantes. Le doyen Nelle évoque ainsi l’affaire Mpondo, survenue en 1979. Un homme, son épouse et leur fils de quatre ans sont tués et enterrés dans la cour arrière de leur domicile à Douala. Entre autres choses, les as- sassins emportent le véhicule de la dame. Ils sont interpellés deux jours plus tard lors d’un contrôle de gen- darmerie à Bameka (Ouest), pour conduite d’un véhicule sans papiers. Le commandant de la brigade, venu à Douala assister à un match au Stade de la Réunification, achète « La Gazette », tombe sur le sujet du triple meurtre, et voit la plaque d’im- matriculation. Il fera le lien. Les sus- pects de Bameka seront ramenés à Douala. Autres scoops mémorables : la célèbre affaire Dikoum, l’affaire Ngan (homme d’affaires victime à son domicile de Bonaloka d’une agression dont il décèdera le lende- main), etc. De quoi s’établir définitivement une réputation, surtout quand l’aventure s’inscrit dans la durée. « Abodel était rédacteur-en-chef de « La Presse du Cameroun »....
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