Affaire du « Bébé Mathys » ! le film de l’assassinat

Les débats ont été ouverts hier devant le Tribunal de grande instance du Mfoundi. Paulin Ouandji, le père de l’enfant poignardé, et Dagobert Nwafo, l’accusé, ont été entendus.

Six heures et demi d’échanges pour raconter le film de l’assassinat du petit Mathys Nathanaël Ouandji Beao, 5 ans, poignardé à son domicile au quartier Ngoa-Ekellé à Yaoundé. Devant le Tribunal de grande instance (TGI) du Mfoundi, Paulin Ouandji, père de l’enfant, et Dagobert Nwafo, l’accusé placé sous mandat de détention provisoire, ont donné chacun leur version dans ce qu’ils savent du drame. Le collège de juges conduit par Gertrude Ekassi Sanama Nkono a entendu l’unique témoin du ministère public, ainsi que l’accusé sans témoin, qui avait déjà choisi de plaider non coupable lors de la précédente audience.
Premier dans le box des témoins, Paulin Ouandji, père de Mathys. Tout part d’un échange entre ce dernier et Dagobert Nwafo. Le père de Mathys est à la recherche de techniciens pour se rendre dans un chantier à Nkolbisson pour des travaux. Il approche certaines personnes et Dagobert Nwafo se propose également d’y aller. Paulin décline l’offre. Ce que Dagobert Nwafo semble ne pas apprécier. De vifs échanges s’en suivent. « Je ne veux pas avoir affaire à lui parce que nous avons un voisin couché à la morgue suite à une bagarre avec lui. Pendant que je continuais à m’entretenir avec les techniciens, il s’est mis à me lancer des mots », dit-il. Jusqu’à le saisir de derrière pour le retourner. Paulin Ouandji dit avoir esquivé la bouteille que son vis-à-vis essayait de lui assener avant de l’agripper et que tous les deux se retrouvent au sol. Après la bagarre, Paulin Ouandji décide de partir. Dagobert N. aurait déclaré : « Va comme tu pars là. Je vais te faire ce qu’on ne t’a jamais fait dans cette vie. Et il l’a fait », dit-il. L’homme s’en va et est rappelé quelques minutes plus tard par un voisin qui lui demande de revenir chez lui. « Devant mon domicile, je suis marqué par le sang qui longe les escaliers. Plus loin, j’aperçois M. Nwafo qui monte en criant : ce n’est pas fini. Je veux même encore deux », ajoute-t-il. Paulin Ouandji entre alors et voit du sang un peu partout. Il ressort et voit des personnes qui passent Dagobert Nwafo à la bastonnade avant qu’une unité des Esir n’arrive sur place. L’un des éléments lui demande de se rendre à l’hôpital. « Sur place, je trouve mon épouse en train de pleurer, et mon fils couché sur un brancard. J’ai trouvé mon fils mort », dit-il avant de fondre en larmes.
Dans le box à son tour, Dagobert Nwafo, l’accusé, raconte une autre histoire. Il dit que l’altercation avec Paulin faisait suite à des insultes qu’il aurait proférées, le traitant de mendiant de bière avec un autre ami du quartier parce que son oncle colonel les avait invités à sa table. « Je n’autorise pas qu’il me manque de respect parce que je suis son aîné », dit...

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