Souhait de vœux: Entre formalisme et sincérité
- Par Alexandra TCHUILEU N.
- 23 Jan 2026 08:54
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Depuis le premier jour de l’année, les échanges de vœux font rage au sein de familles ou entre collègues. Sauf que le bien souhaité ne semble pas toujours venir du fond du cœur.
Bonne année 2026 ! A quel point ce vœu est-il pensé et sincère ? 11 jours après l’entrée dans la nouvelle année, les vœux continuent d’être formulés. Pour le bien des destinataires, ou pas. Samantha Tracy Bickini, responsable de la communication dans une organisation internationale, n’en veut plus. Du moins, pas par fantaisie. « Si nous ne nous sommes pas dit bonjour tout au long de l’année écoulée, que tu n’as pas cherché à savoir comment je vais ou que notre dernière conversation remonte au 1er janvier, merci de ne pas m’adresser de vœu », écrivait la jeune cadre sur son statut WhatsApp le 31 décembre 2025. 11 jours plus tard, sa position n’a pas changé. « Je trouve que nous n’y mettons plus du nôtre. Il y a une très faible part de sincérité et d’investissement quand on souhaite le bien à l’autre. Surtout si l’on n’a pas pris la peine de demander comment cette personne se porte», dit-elle. Face aux vœux, la jeune dame semble blasée. Est-ce la faute aux souhaits compulsifs avec des contenus similaires ? Ces vœux de santé, de prospérité et de bonheur viennent-ils du cœur ? Difficile à dire. Toujours est-il que Dominique Olomo, cadre d’administration, est nostalgique de son enfance. « Depuis cinq ans, je n’adresse des vœux qu’à mes parents, mon frère, ma femme et mes beaux-parents. J’ai l’impression que quelque chose a changé », dit-il. Pourtant, plus jeune, « je faisais le tour des domiciles de mes oncles et tantes pour leur souhaiter de vive voix ces vœux. C’est dans ce cadre que j’ai grandi. Mais, cette belle tradition s’est envolée », regrette-t-il. Pour Shannon Mbassi, enseignant, le confort de son appartement nourrit l’envie d’écrire. Et il s’y adonne quelques jours avant l’entrée dans l’année. « Je prends le temps de rédiger des cartes avec des messages personnalisés à mes proches et aux collègues que je porte en estime », relève-t-il. Sinon, « généralement, je réponds aux vœux envoyés », ajoutet-il. L’envie de penser et d’écrire des messages authentiques semble s’amenuiser au fil des années. « Généralement je n’adre...
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