Ballon d’Or camerounais: La vie après…

En s’envolant vers des destinations exotiques sans mesurer le poids des challenges et de la concurrence sous d’autres cieux, les lauréats successifs ont du mal à lancer leurs carrières.

Une fois les feux des projecteurs éteints, que deviennent les Ballons d’Or camerounais ? Nchindo John Bosco, Emmanuel Mahop, Souaibou Marou, Alphonse Tientcheu, et Arouna Dang Bissene : bien malin celui qui, de manière instantanée, parviendrait à dire dans quel club ces cinq derniers lauréats poursuivent actuellement leur carrière. Si chez les dames, les trois têtes couronnées ayant précédé Tiwa Lyse Fraîche au palmarès, à savoir Monique Ngock, Divine Ngah Manga et Naomi Eto, s’en sortent plutôt bien avec des titularisations chez les Lionnes et des signatures dans des clubs français comme le Paris Saint-Germain, Reims et Galatasaray, chez les messieurs, les interrogations se multiplient. Il faut dire que cette distinction revisitée depuis quatre éditions par la Fédération camerounaise de football suscite énormément de convoitises de la part des joueurs et des joueuses locaux. Les chèques des partenaires de la Fédération, ainsi que les nombreux cadeaux ne sauraient être leur véritable motivation. Les footballeuses et footballeurs camerounais se battent pour cette reconnaissance du travail, des sacrifices consentis et des performances réalisées tout au long de la saison écoulée. Parmi les avantages qui accompagnent une telle distinction, il y a évidemment pour ces jeunes, la possibilité d’aller vivre le rêve de l’expatriation dans des clubs étrangers, comme cela s’est offert à des joueurs camerounais de la MTN Elite One et Two, mais aussi de la Guinness Super League. Ils ont l’espoir de trouver un bon club, d’améliorer leur train de vie, et même de devenir des Lions indomptables et à long terme des stars planétaires du football. Oui, le Ballon d’Or camerounais devrait défoncer toutes ces portes et tracer le chemin vers des carrières fulgurantes à ces dames et messieurs. Mais le constat est amer après les quatre années ayant marqué la résurrection de ce programme. Depuis sa création en 1974, le Ballon d’Or camerounais a récompensé 24 footballeurs évoluant sur le plan local. Parmi eux, on peut compter des Ballons d’Or africains, notamment Roger Milla, Théophile Abega et Thomas Nkono. C’est dire que ce trophée était plus qu’un simple rendez-vous de paillettes et de costumes sur mesure. C’était l’excellence incarnée du football national. Quelques décennies plus tard, les lauréats semblent avoir du mal à se faire connaître de tout le conti...

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