Tarifs et services financiers: Une campagne grand public lancée

Les fiches pédagogiques conçues par le comité national économique et financier du Cameroun pour éduquer la masse ont été présentées jeudi dernier à Yaoundé.

Le siège du Conseil économique et social de Yaoundé a servi de cadre jeudi dernier à la cérémonie de présentation officielle des fiches pédagogiques sur les tarifs et les services financiers au Cameroun. Une cérémonie que présidait Achille Bassilekin III, ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), à l’initiative du Comité national économique et financier (CNEF) qui a à sa tête le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. Selon Pierre Emmanuel Nkoa Ayissi, secrétaire général du CNEF, par ailleurs directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique centrale, cette campagne d’éducation vise à familiariser le grand public avec les services bancaires et leurs spécificités, à édifier les consommateurs sur leurs droits et les meilleurs plans à adopter. Ceci dans un contexte où, comme l’a souligné le Mimpmeesa, le Cameroun a pour ambition de devenir une place financière de premier rang grâce à un accès qualitatif et quantitatif aux services financiers. Cette opération d’éducation financière a été inspirée par le constat d’un certain nombre de faiblesses, notamment « la mauvaise connaissance des consommateurs sur les tarifs et services bancaires ainsi que sur les conséquences des incidents de paiement », a indiqué Pierre Emmanuel Nkoa Ayissi. Une situation qui, de l’avis du secrétaire général du CNEF, ne permet pas au consommateur de solliciter les services de banque en toute connaissance de cause et contribue dans une certaine mesure au désamour entre les deux parties. En effet, selon des données du CNEF, plus de 68% de clients de banques et autres établissements de microfinance ne connaissent pas la liste des services que ces établissements doivent leur fournir gratuitement. De même, 15% n’analysent pas les offres disponibles avant de choisir tel ou tel autre établissement. S’agissant des comptes déjà ouverts, à peine 40% de clients s’intéressent aux méthodes de calculs des intérêts par exemple, que ce soit pour les comptes d’épargne ou les crédits octroyés. Ce qui pourrait amener certains banquiers à ne pas respecter leurs obligations et engage...

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