« Nous voulons marquer le lien spirituel ombilical entre le Pape et l’Afrique »

Abbé Pr. Thomas Bienvenu TCHOUNGUI, Recteur de l’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC) Nkolbisson

Monsieur le Recteur, merci de nous recevoir malgré votre emploi du temps chargé. Comment l’UCAC se prépare-t-elle à accueillir le Saint-Père ? Êtes-vous satisfait de l’avancement des travaux ?

Je salue l’intérêt que votre journal porte à notre institution et à cet événement planétaire. L’émotion est palpable, la température monte et l’adrénaline est bien là. Certes, il y a une part d’inquiétude : serons-nous à la hauteur de l’événement ? Mais, personnellement, je reste serein. C’est l’œuvre de Dieu, et c’est le successeur de Pierre que nous recevons. Sur le terrain, cela se concrétise chaque jour davantage.

Le Pape visitera de nombreux sites. Qu’est-ce que l’UCAC a prévu de particulier pour marquer son passage ?

L’une des grandes choses que nous voulons réaliser pour marquer de manière indélébile le passage du Saint-Père, c’est de mettre en lumière son lien avec l’Afrique. Ce lien est comme un cordon spirituellement ombilical. Il est augustinien, ce qui signifie qu’il a été abreuvé et nourri par la règle augustinienne. Or saint Augustin, c’est un Africain.

Pour exprimer ce lien, nous avons décidé de créer une place Saint-Augustin, au cœur de laquelle se dressera un monument qui associe Augustin et l’Afrique. C’est le grand cadeau que nous préparons pour le Saint-Père. Au pied de ce monument, nous invoquons l’Esprit du Seigneur pour une renaissance africaine tournée vers l’unité et la solidarité.

Sur le plan logistique, comment s’organisent la sécurité et le protocole, notamment pour les étudiants ?

La particularité de notre site, c’est que c’est depuis l’UCAC que le Pape adressera la grande allocution en direction du monde universitaire et de la culture. Cette position est un grand privilège. Les mesures sécuritaires sont déjà prises à différents niveaux. Je ne peux pas parler au nom des forces de sécurité, mais je me sens plus que jamais en sécurité.

Nos étudiants sont plus habiles dans la maîtrise des outils cybernétiques, qui nous échappent parfois, à nous autres. Les TikTok et tout ce que vous savez manier mieux que nous vibrent déjà au rythme de la venue du Pape. Nous avons également tenu une grande rencontre avec tous les recteurs des universités d’État de Yaoundé afin d’assurer leur présence et leur sécurité. Si vous faites un tour à Nkolbisson, vous verrez que les voies sont devenues beaucoup plus fluides, ce qui n’était pas le cas il y a encore deux mois. Le Cameroun est capable de faire des choses presque impossibles en temps normal.

À titre personnel, avez-vous déjà rencontré le Pape auparavant ?

En 1995, j’étais un jeune étudiant séminariste, et c’est moi qui ai lavé les mains du Saint-Père Jean-Paul II...

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