« Les médicaments sont homologués »

Dr Nehemie Donfagsiteli Tchinda, directeur de l'unité de contrôle de certification des produits alimentaires et des médicaments à base des plantes à l’IMPM.

omment l'Institut de recherches médi­ cales et d'études des plantes médicinales (IMPM) valorise-t-il la production des mé­ dicaments au Cameroun? La valorisation des plantes médicinales trans­ forme les savoirs traditionnels et les res­ sources végétales en solutions thérapeutiques de qualité, en exploitant la diversité naturelle et culturelle du Cameroun. Au laboratoire, les plantes sont d'abord identifiées puis ana­ lysées, leur efficacité et leur toxicité testées, avant formulation en Médicaments tradition­ nels améliorés (MTA). L'Institut participe aussi à leur validation, en donnant son avis scien­ tifique au ministère de la Santé publique en vue de leur mise sur le marché. Quelles sont les principales contraintes que vous rencontrez dans la fabrication des produits pharmaceutiques homolo­ gués ? Les contraintes sont surtout d'ordre financier. La recherche nécessite des financements spécifiques, en particulier pour les études sur les plantes médicinales. Malgré certains appuis extérieurs, un mécanisme national plus solide permettrait d'améliorer nos infra­ structures et notre savoir-faire. La formation continue des chercheurs pose aussi des dif­ ficultés : la science évolue vite, et les res­ sources manquent pour leur mise à niveau, y compris à l'international. Sur le plan de la production locale, la collaboration avec les tradithérapeutes n'est pas toujours aisée, en raison du décalage entre langage scienti­ fique et savoirs traditionnels. Ce processus requiert l'implication de tous les acteurs : chercheurs, producteurs, tradithérapeutes, ministère de la Santé publique, et partenaires internationaux comme l'OMS. Le cadre réglementaire actuel facilite-t-il suffisamment la recherche et la mise sur le march&e...

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