Poste de vice-président de la République: La classe politique apprécie

En attendant la promulgation de la loi portant modification de certaines dispositions de la Constitution par le président de la République, l’avènement de cette réforme institutionnelle suscite diverses réactions, souvent positives.

Avec 205 voix pour et seulement 16 contre sur 223 votants, le parlement, dans une majorité écrasante, a approuvé le 4 avril dernier, le projet de loi portant modification de certaines dispositions de la Constitution du Cameroun. Notamment, la réinstauration du poste de vice-président de la République. Cette réforme vient rompre avec une configuration institutionnelle jugée « précaire » par certains observateurs de la scène politique camerounaise. Il reviendra donc au président de la République, Paul Biya, de nommer le futur vice-président en temps opportun, après la promulgation de ladite loi. L’avènement de cette réforme institutionnelle est diversement accueilli au sein de l’opinion en général, et la classe politique en particulier. Au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), cette nouvelle ossature institutionnelle est la bienvenue. Les dirigeants du parti soutiennent qu’elle va permettre à l’Etat de fonctionner de manière plus efficiente. Cette mesure est perçue comme un mécanisme de renforcement de la stabilité de l'État. Pour ces derniers, le tandem au sommet de l'exécutif vise à assurer une continuité institutionnelle fluide en cas de vacance d’une part et à améliorer l'efficacité de l'administration d’autre part. Ce, à travers une meilleure répartition des tâches, optimisant ainsi la réactivité de l'administration face aux défis sociopolitiques et économiques internes.

 

D’autres responsables du parti au pouvoir voient en cette réforme, un avantage certain, du point de vue économique. Pour ces derniers, la réforme envoie un signal positif aux partenaires internationaux. Elle est perçue comme un gage de stabilité politique nécessaire à l’accès aux financements extérieurs. Dr Likiby Boubakar, grand conseiller de la ville de Maroua à l’Extrême-Nord, soutient que le duo présidentiel pourrait renforcer la diplomatie camerounaise, positionnant le pays comme un modèle d'anticipation institutionnelle en Afrique centrale. Cependant, des voix dissonantes, notamment celles de l’opposition critiquent cette réforme. Au Social Democratic Front (SDF), l’on milite pour un vice-président élu au même titre que le président de la République. Le Parti camerounais pour la réconciliation nationale, (PCRN) par la voix de la députée Ngo Issi, a également exprimé son désaccord avec la réforme. Elle évoque notamment « la clôture de l’espace démocratique avec l’introduction d’un poste de vice-président sur mesure»

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Avec 205 voix pour et seulement 16 contre sur 223 votants, le parlement, dans une majorité écrasante, a approuvé le 4 avril dernier, le projet de loi portant modification de certaines dispositions de la Constitution du Cameroun. Notamment, la réinstauration du poste de vice-président de la République. Cette réforme vient rompre avec une configuration institutionnelle jugée « précaire » par certains observateurs de la scène politique camerounaise. Il reviendra donc au président de la République, Paul Biya, de nommer le futur vice-président en temps opportun, après la promulgation de ladite loi. L’avènement de cette réforme institutionnelle est diversement accueilli au sein de l’opinion en général, et la classe politique en particulier. Au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), cette nouvelle ossature institutionnelle est ...

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