Pr. Fuh Calistus Gentry, ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique.
Monsieur le ministre, quel bilan faites-vous à l’issue de cette descente sur le terrain dans le cadre de l’assainissement du secteur de la production artisanale dans la région de l’Est ? Le bilan est positif. Beaucoup de sociétés ont signé l’engagement au seuil minimal de production. Selon nos projections pour le Cameroun : si nous atteignons 100 sociétés, on peut atteindre facilement, pour les quatre régions concernées par l’artisanat minier, plus de 1 000 milliards de F comme recettes pour l’Etat, en or nature. Nous apprécions la compréhension des sociétés qui ont partagé la même vision avec nous. Le seuil minimal va permettre de placer la mine au centre de l’économie nationale. Est-ce qu’on est véritablement prêt pour que cette restructuration fonctionne ? Nous avons pris des mesures qui peuvent être impopulaires. Mais nous avons pris comme objectif, l’unité de production. L’illégalité ne peut pas prospérer. Nous avons identifié 175 sites qui ne sont pas conformes. Nous avons commencé avec presque 15 sociétés qui sont conformes et qui sont en train de s’engager pour le seuil minimal de production. Pour le suivi, nous avons laissé une équipe. Les sous-préfets, les maires sous le contrôle des préfets et des gouverneurs et les forces de maintien de l’ordre vont continuer le travail. Nous avons la liste et les coordonnées de toutes les sociétés illégales. Les démantèlements de tous les sites illégaux vont se poursuivre dans toutes les communes où il y a l’activité minière. Tout ce que nous faisons, c’est pour les riverains. Malheureusement, dans certaines zones, ceux qui sont dans les pratiques illégales cherchent à manipuler la population. Comment maximiser les recettes dans ce contexte ? Le Cameroun a un régime où les taxes d’exportation sont déclarées à la source. 5% sont prélevés par la Sonamines quand elle prélève l’impôt synthétique. Si la production est correcte, on va délivrer les certificats d’exportation à la source. Quand cette personne veut vendre son or, elle donne ce certificat à l’acheteur, qui va le présenter quand l’or sort du pays. Si le programme de restructuration du secteur minier qu’on a mis en place est suivi, le sous-secteur artisanal or a la capacité de donner à l’Etat plus de 1000 milliards de F. Le problème de l’écart ne se présente plus parce que si les valeurs réelles sont déclarées, il n’y a pas d’écart entre ce qui va sortir et ce qui est déclaré. La déclaration est faite par la société semi-mécanisée à la Sonamines et elle va avoir son certificat d’exportation. Voilà pourquoi la not...
Cet article complet est réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Identifiez-vous >
Accédez en illimité à Cameroon Tribune Digital à partir de 26250 FCFA
Je M'abonne1 minute suffit pour vous abonner à Cameroon Tribune Digital !
- Votre numéro spécial cameroon-tribune en version numérique
- Des encarts
- Des appels d'offres exclusives
- D'avant-première (accès 24h avant la publication)
- Des éditions consultables sur tous supports (smartphone, tablettes, PC)



Commentaires