Catastrophe ferroviaire d’Eseka: 10 ans plus tard…

Le drame survenu le 21 octobre 2016 (79 morts et plus de 200 blessés) a marqué les esprits et permis, une décennie plus tard, de tirer les leçons en termes de sécurité et d’amélioration des conditions des voyageurs.

L e mot d’ordre, 10 ans après le drame d’Eseka, reste le recueil­ lement. Des prières œcumé­ niques, à l’initiative de la Ca­ meroon Railways (Camrail), seront dites aussi bien dans cette commune du département du Nyong-et-Kelle, qu’à Yaoundé et à Douala, trois villes ratta­ chées à jamais à ce drame du 21 octo­ bre 2016. La priorité est aux victimes et à leurs familles, toujours aussi af­ fectées par ce triste sort, comme s’il datait d’hier. Le film de ce « Vendredi noir », comme il avait été rebaptisé, continue de passer en boucle dans les mémoires, à chaque anniversaire. Le train-voyageurs N°152VE de la Camrail, parti de Yaoundé à 11h15 n’atteindra jamais sa destination : Douala, la capi­ tale économique. L’attelage composé de 17 voitures a commencé à se désintégrer à l’approche de la gare ferroviaire d’Eseka. « Dans une courbe accentuée, quatre voitures de queue vont d’abord se décrocher du reste de la rame et aller se renverser et s’écraser au bas d’un talus. Le reste de la rame va poursuivre sa course et se disloquer presque totalement (11 voitures) à l’entrée de la gare d’Eseka, déraillant, arrachant et détruisant au passage les voies et les appareils de voie d’entrée de cette gare, côté Yaoundé. La locomotive N°3007, où étaient restés accrochés le fourgon générateur N°731 et la voiture de pre­ mière classe N°1323 a traversé toute la gare d’Eseka, est rentré sur près de cinq kilomètres dans le canton Eseka- Hikoa Malep, avant de s’immobiliser. » Le récit tiré d’un des rapport...

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