Activités lucratives: Vacances en espèces
- Par Rabiyatou IBRAHIM
- 18 Jun 2026 10:11
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Les petits jobs, les stages rémunérés sont ciblés pour épargner de l’argent pendant cette période.
Aux abords de la route, dans les marchés et les quartiers, difficile de faire deux kilomètres sans aborder ces jeunes qui se « cherchent » pendant cette période de vacances scolaires. Vente de friandises ou de produits de consommation courante, petits services de proximité, sont autant de domaines qui intéressent. Lundi dernier, à l’entrée principale de Promote au Palais des Congrès de Yaoundé, il est à peine 11h ; Anael Tomo, 15 ans, fait déjà sa comptabilité du jour. Avec ses deux petits cartons à la main, le jeune vendeur à la criée se faufile entre les visiteurs pour écouler ses produits comme des petits pains. Mouchoirs jetables, bonbons, chewing- gum, chocolat, constituent sa marchandise. « Je fais un bénéfice qui varie entre 2000 F et 4000 F par jour. J’épargne 1500 F par jour et à la rentrée scolaire, j’utilise cet argent pour acheter mes chaussures et ma tenue », explique le garçon. Un peu plus loin au Camp-SIC Tsinga, Julie et Gaëlle Fofié, âgées de 16 et 19 ans, sont à la manoeuvre dans un débit de boissons. Les deux soeurs orphelines sont toutes élèves d’un lycée dans le deuxième arrondissement de Yaoundé. Elles ont été recrutées par un oncle comme serveuses saisonnières pour une durée de deux mois. Elles percevront une rémunération mensuelle de 80 000 F, chacune. « C’est notre stage de vacances comme ça. Nous travaillons de 8h à 18h tous les jours. Cela nous évite le vagabondage inutile, et nous gagnons un peu d’argent pour pouvoir assurer les frais de scolarité ainsi que les fournitures scolaires lors de la prochaine rentrée », confient-elles. Dans les marchés de la cité capitale comme Mokolo, Mfoundi, Etoudi ou Mvog-Mbi, c’est une véritable ruche où de nombreux jeunes mènent des activités lucratives. Leurs occupations principales se concentrent autour de l’aide aux clients et de la vente informelle. Certains proposent leurs services pour guider les clients, négocier les prix avec les grossistes ou transporter les courses. C’est le cas de Albert Ndongo qui fait des vaet- vient avec sa brouette jaune. « Je transporte les sacs des femmes jusqu’au stationnement de taxis et elles me paient entre 100 F et 500 F selon la distance et le poids du colis &r...
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