Entre enthousiasme et exposition dangereuse, ils sont de plus en plus jeunes à partager leur quotidien sur les réseaux sociaux depuis le début des vacances.
T éléphone en main, caméra allumée, ils filment tout. Si ce ne sont pas des cho régraphies sur les tendances du moment, ils rejouent des sketchs, font du playback ou dévoilent un bout de leur quo tidien. Pour de nombreux col légiens et lycéens âgés parfois de 15 ans au plus, créer du contenu est devenu le loisir principal pendant ces vacances. Sur TikTok, Instagram et Snap chat, ils apprennent seuls à écrire un script, cadrer une vidéo, faire un montage. Loin d’être une simple distrac tion, cette pratique développe des compétences inattendues : imagination, organisation, prise de parole, montage vidéo, sens du storytelling. D’après leurs propres témoignages, beaucoup se forment en autodidactes, tu toriels YouTube à l’appui. Après neuf mois de cours, les réseaux sociaux deviennent aussi une façon de s’occuper, confient-ils. « On peut tolérer que des en fants publient des contenus, surtout s’ils ont une portée édu cative et qu’ils sont accompa gnés par un adulte pour les guider », estime Mireille Me doua, réalisatrice. Pour certains adolescents, cette activité booste la confiance en soi, crée une petite notoriété dans l’en tourage et, dans de rares cas, génère même des revenus. Mais. derrière les filtres, par tages et des vues, les inquié tudes des internautes se mul tiplient. La course aux Likes pousse parfois les plus jeunes à prendre des risques : relever d...
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