Après les procureurs et les préfets, les autorités municipales ont été formées hier par l’Association camerounaise des femmes juristes.
R endre visibles des milliers de citoyens privés d’existence juridique. L’objectif a réuni, hier à Yaoundé, les maires des com munes de la région du Centre autour d’un atelier de renforcement des capacités consacré à l’appropriation des articles 56 et 57 de la loi du 23 décembre 2024. Après les pro cureurs de la République puis les préfets, les maires bouclent ainsi la série de formations destinée aux acteurs-clés de la chaîne de l’état civil. Au nom du ministre de la Dé centralisation et du Développement local, Hamad Abbo Roger, conseiller technique n° 1, a souligné que « l’état civil constituait l’un des fon dements de l’existence juridique de toute personne », appelant les com munes à assurer un traitement « rapide, uniforme et sécurisé » des réquisitions. Mis en œuvre par l’Association ca merounaise des femmes juristes (ACAFEJ) avec l’appui de l’Organisa tion internationale de la Franco phonie (OIF), le projet a déjà permis d’identifier plus de 8 000 personnes concernées dans les régions du Cen tre, du Littoral et de l’Ouest. « Une personne devient invisible si elle n’a pas d’identité légale », a rappelé Yvonne Léopoldine Akoa, presidente de l’ACAFEJ. S...
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