Désarmement, démobilisation et réintégration: Ces acteurs en soutien

Société civile, autorités traditionnelles, organismes internationaux et élus locaux se mobilisent aussi pour le succès de cette entreprise aux côtés du Comité national.

L e 11 août dernier, des parlementaires jeunes sont allés à la rencontre d’ex-membres des groupes armés en activité dans le Nord-Ouest. Les échanges ont eu lieu au Centre de dés­ armement de Bafut. Ces jeunes élus ayant sur les lèvres un message résumé en deux mots : la paix. C’était aussi une oc­ casion de remercier les occu­ pants du Centre pour leur choix de déposer les armes et de les encourager à persévérer dans leur décision de retrouver une vie normale. Cet épisode rappelle une réalité qui s’im­ pose dans le projet de désar­ mement, de démobilisation et de réintégration : il n’est pas possible de penser que le Co­ mité national mis sur pied le 30 novembre 2018 peut réus­ sir en solitaire. Le succès de l’opération passe nécessaire­ ment par le recours à d’autres acteurs qui peuvent influencer à la fois ceux qui sont encore actifs et ceux qui se sont déjà rendus aux autorités. D’ailleurs, l’institution que coor­ donne Fai Yengo Francis a sou­ vent eu des séances de travail avec l’Organisation internatio­ nale pour les migrations (OIM) et le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef) à l’effet de mieux prendre en compte la société civile dans les poli­ tiques mises en place. Des as­ sociations se mobilisent ainsi pour que le dispositif intègre, par exemple, les spécificités liées aux jeunes et aux femmes. C’est ce à quoi s’in­ vestissent, notamment des or­ ganisations telles que l'Asso­ ciation de lutte contre les vio­ lences faites aux femmes (ALVF-EN), Local Youth Corner (Loyoc) ou encore Action locale pour un développement parti­ cipatif et autogéré (Aldepa). Très actives à l’Extrê...

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