La voie à suivre

Ces dernières années, les acteurs de la filière cacao sont plus ou moins heureux, même si au cours de la campagne 2025/2026, on a entendu des grincements de dents, prin­ cipalement du côté des producteurs, à cause des prix de vente de la fève qui n’ont cessé de jouer au yoyo. Pourtant, de l’avis des observateurs aguerris, l’on n’a pas atteint les niveaux à donner un ulcère d’il y a une dizaine d’années, lorsque le Kg de fèves de cacao était vendu à 200 F et que ce produit était refoulé des marchés internationaux et moqué. C’est que pour y arriver, le Cameroun s’est fortement réajusté et ce travail de longue haleine, à former les pro­ ducteurs afin qu’ils obtiennent un cacao d’excellence paie. Qui voit encore le cacao mis à sécher au sol, sur le goudron ou la terre ? Quel producteur laisse encore la fumée du feu de bois embaumé ses fèves ? dans les champs, les jeunes prennent progressivement la relève, avec des techniques toujours plus modernes. Et une fois sorties des plantations, ces fèves se transforment davantage sur place, avec des unités de diverses tailles qui voient le jour à travers le pays pour le grand bonheur des amateurs de chocolats et autres produits dérivés désormais plus disponibles locale­ ment. On ne peut donc que souhaiter que le cap de la révolution du cacao camerounais, désormais très prisé et même discut&eac...

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