Affaire Martinez Zogo: Le 34e témoin face aux accusés
- Par Marie Christine
- 02 Sep 2026 08:40
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Entamé lundi par les avocats de la défense, le contre-interrogatoire du colonel Otoulou s’est poursuivi hier avec Jean-Pierre Amougou Belinga et Léopold Maxime Eko Eko.
V isiblement impatient de prendre la parole ce mardi au Tribunal militaire de Yaoundé, le PDG du groupe l'Anecdote lève la main dès que le président demande si un accusé veut inter roger le 34e témoin. Jean-Pierre Amougou Belinga s’avance alors vers la barre et fixe le colonel Jean Pierre Otoulou, commandant de la Légion de gen darmerie du Littoral et directeur de l’enquête ou verte à la suite de l’assassinat du chef de la chaîne Amplitude FM. Sa cross-examination commence par la genèse de l'affaire : l'émission « Embouteillages », où Martinez Zogo l'accusait de marchés fictifs et de détournements de fonds. Il demande au témoin s'il a vérifié ces accusations. Le colonel répond : « Je n'ai pas de preuve que les entreprises de Amou gou Belinga détournaient les fonds et ce n'était pas l'objet de mon enquête. » Même réponse quand l'ac cusé lui demande si les lignes 94 et 65 existent dans le budget du Cameroun et s'il connaît la diffé rence entre ligne budgétaire et chapitre. Réponse : « Je ne suis pas économiste. » L'interrogatoire se poursuit, suscitant rires et mur mures. « Savez-vous qu'on parle de chapitre 94 et 65 ? », relance Amougou Belinga. « Merci pour le rappel, mais ce n'était pas l'objet de mon enquête », répète le témoin. « Est-ce que Martinez Zogo était votre indic ? », poursuit l’accusé. « Je ne l'ai ja mais connu personnellement », répond le colonel. « Comment se fait-il que la veille de son assassinat, Martinez Zogo parlait lui-même déjà de son assas sinat ? » Réponse : « Allez-y lui demander ! » Amou gou Belinga continue : « Êtes-vous au courant que j'avais porté plainte contre Jacques Blaise Mvie et que je m'apprêtais à en faire de même avec Marti nez Zogo ? » Le témoin : « Je suis au courant pour Jacques Blaise Mvié, mais pour Martinez Zogo vous aviez dit qu'il ne représentait rien. » Et l’autre : « Dites au tribunal pourquoi je n'ai pas tué Jacques Blaise Mvié alors qu'il me diffamait plus que Marti nez Zogo ! » La réponse ne se fait pas attendre : « Je ne pense pas pour vous ». Interrogé sur son bilan après trois ans d'enquête, le colonel assure : « Oui je s...
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