Université de Yaoundé I: Cap sur l’emploi
- Par Frédérique OMGBA
- 01 Oct 2026 18:07
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Au campus de Ngoa-Ekelle, les enseignements ne se limitent plus aux connaissances théoriques. Les étudiants sont formés à des métiers, à la création de projets et à l’entrepreneuriat.
S tylos en main, ordinateurs ou verts devant eux, des étu diants de première année de l’École nationale supérieure Polytechnique de Yaoundé suivent un cours consacré à la création d’entreprise et au management. Dans cet amphi théâtre, les échanges ne portent pas uniquement sur des notions théo riques. Les apprenants sont amenés à réfléchir à la manière de concevoir un projet, de l’organiser et de le trans former, demain, en activité génératrice de revenus. Une approche que relève également Éric Toumpe, étudiant en master Humanités numériques, option Cybersécurité et Investigation numé rique, et président de l’Association des étudiants de l’École nationale su périeure Polytechnique de Yaoundé. « Les cours se passent bien. J’ai choisi cette filière parce qu’on a la capacité de mettre en œuvre nos projets », explique-t-il. Cette orientation concerne plusieurs facultés et écoles de l’Université. À la Faculté des Sciences, les étudiants se spécialisent notamment en Infor mation and Communication Technology for Development (ICT4D) ou en Sys tèmes d’Information et Génie Logiciel. À la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines, les formations professionnelles couvrent des do maines tels que le cinéma et l’audio visuel, la traduction, l’urbanisme, la cartographie, le tourisme, l’hôtellerie ou encore la psychologie du travail. À la Faculté de médecine et des sciences biomédicales, les apprenants peuvent se former en cosmétologie, médecine du sport, radioprotection, échographie, management des formations sanitaires ou néonatologie. À l’école nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, les parcours comprennent également la création d’entreprise, le management des projets innovants et le leader ship. Cette professionnalisation se vérifie aussi dans les réalisations des étu diants. La dernière édition du Salon du génie et talent de l’étudiant came rounais (GETEC) en a donné un aperçu. 19 projets ont été retenus après une sélection interne. Parmi eux, figurent des startups comme Gestock+ et PENZY. Ces initiatives montrent que les enseignements dispensés peuvent déboucher sur des projets conçus par les étudiants pour répondre à des be soins concrets. Pour le Dr Sylvestre Noah Badoul, chef de la Division de l’Enseignement et des Personnels Enseignants à l’Uni versité de Y...
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