Université de Yaoundé I: Cap sur l’emploi

Au campus de Ngoa-Ekelle, les enseignements ne se limitent plus aux connaissances théoriques. Les étudiants sont formés à des métiers, à la création de projets et à l’entrepreneuriat.

S tylos en main, ordinateurs ou­ verts devant eux, des étu­ diants de première année de l’École nationale supérieure Polytechnique de Yaoundé suivent un cours consacré à la création d’entreprise et au management. Dans cet amphi­ théâtre, les échanges ne portent pas uniquement sur des notions théo­ riques. Les apprenants sont amenés à réfléchir à la manière de concevoir un projet, de l’organiser et de le trans­ former, demain, en activité génératrice de revenus. Une approche que relève également Éric Toumpe, étudiant en master Humanités numériques, option Cybersécurité et Investigation numé­ rique, et président de l’Association des étudiants de l’École nationale su­ périeure Polytechnique de Yaoundé. « Les cours se passent bien. J’ai choisi cette filière parce qu’on a la capacité de mettre en œuvre nos projets », explique-t-il. Cette orientation concerne plusieurs facultés et écoles de l’Université. À la Faculté des Sciences, les étudiants se spécialisent notamment en Infor­ mation and Communication Technology for Development (ICT4D) ou en Sys­ tèmes d’Information et Génie Logiciel. À la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines, les formations professionnelles couvrent des do­ maines tels que le cinéma et l’audio­ visuel, la traduction, l’urbanisme, la cartographie, le tourisme, l’hôtellerie ou encore la psychologie du travail. À la Faculté de médecine et des sciences biomédicales, les apprenants peuvent se former en cosmétologie, médecine du sport, radioprotection, échographie, management des formations sanitaires ou néonatologie. À l’école nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, les parcours comprennent également la création d’entreprise, le management des projets innovants et le leader­ ship. Cette professionnalisation se vérifie aussi dans les réalisations des étu­ diants. La dernière édition du Salon du génie et talent de l’étudiant came­ rounais (GETEC) en a donné un aperçu. 19 projets ont été retenus après une sélection interne. Parmi eux, figurent des startups comme Gestock+ et PENZY. Ces initiatives montrent que les enseignements dispensés peuvent déboucher sur des projets conçus par les étudiants pour répondre à des be­ soins concrets. Pour le Dr Sylvestre Noah Badoul, chef de la Division de l’Enseignement et des Personnels Enseignants à l’Uni­ versité de Y...

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