Zone de libre-échange continentale africaine: Comment faciliter le commerce transfrontalier

C’est l’ambition du projet lancé mardi dernier à Yaoundé, grâce à un financement de la Banque africaine de Développement et l’Organisation internationale pour les migrations.

P AMOZ (Projet d’appui à la mobilisation de la zone de libre- échange continen­ tale africaine au profit du commerce transfrontalier). Voilà un acronyme avec lequel les opérateurs économiques du Cameroun devront com­ poser. Officiellement lancé ce mardi 6 octobre 2026 au cours d’une cérémonie prési­ dée par Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Com­ merce, ce projet vise à mobi­ liser les opportunités offertes par la ZLECAF au profit du commerce transfrontalier, de l'inclusion économique et du renforcement de la résilience dans les zones de fragilité. Il est financé par la Banque africaine de développement (BAD), et mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Il prévoit des interventions sur des corridors stratégiques, notamment Douala-Bangui et Douala-N’Djamena et des ac­ tions en faveur des petits commerçants, des jeunes et des femmes. Pour le ministre, aux côtés de qui on comptait plusieurs membres du gou­ vernement et des représen­ tants des partenaires au dé­ veloppement, le PAMOZ « met en relief la Zlecaf en tant qu'instrument de premier or­ dre pour le développement du commerce intra-africain et, pour ce qui nous concerne aujourd'hui, du commerce transfrontalier, qui renvoie à la question non moins fon­ damentale du phénomène mi­ gratoire. » Le projet PAMOZ reflète par ailleurs l’engagement partagé des gouvernements du Ca­ meroun et de la République centrafricaine, de la BAD et de l’OIM en faveur d’une in­ tégration régionale inclusive, fondée sur la mobilité hu­ maine, le commerce trans­ frontalier et le développement durable. Pour Pierre Ollame Bekale, représentant du di­ recteur général du bureau de la BAD pour l’Afrique centrale, « Les corridors Douala–Bangui et Douala–Kousséri sont des espaces économiques, so­ ciaux et humains qui relient nos territoires, nos marchés et permettent ainsi la circu­ lation des marchandises, des personnes, des compétences et des capitaux. Ils constituent également des passerelles entre les économies du Ca­ meroun, de la République cen­ trafricaine et, a...

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