Idriss Carlos Kameni, entraîneur.
Vous avez récemment intégré le staff de Haïti. Comment s’est passée votre première expérience sur le banc de cette équipe ? C’était une expérience belle, riche et un peu émouvante. On parle d’un pays qui traverse des moments difficiles, mais quand tu vois ces joueurs se battre avec fierté pour le maillot, ça te touche. L’accueil à tous les niveaux a été formidable, très professionnel. Mon rôle au sein de l’équipe est de préparer les gardiens sur les plans tech nique, tactique et mental, mais aussi de les aider à gérer la pression des grands matchs. Je participe aussi à l’élaboration des séances. Pourquoi avez-vous accepté ce challenge connaissant le contexte difficile actuel à Haïti ? J’ai été approché par le sélectionneur David Badia que je connais depuis mon passage à Fenerbahce. J’ai accepté le challenge parce que je suis un compétiteur. Haïti, c’est un peuple qui aime le foot passionnément, comme au Cameroun. Le contexte est difficile, oui, mais justement, le football peut donner de l’espoir. Il y a des tensions politiques mais nous n’y séjournons pas puisqu’on reçoit à l’extérieur. Qu’est-ce qui a motivé votre reconversion dans la formation et l’entraînement après votre carrière ? Cela a toujours été mon rêve. J’ai joué au haut niveau pendant plus de 20 ans. J’ai appris de grands entraîneurs des gardiens. Très tôt, je me suis dit que je ne voulais pas que tout ça se perde. Entraîner, c’est continuer à vivre le football autrement. C’est important pour moi de trans mettre. Avec le diplôme UEFA A, je peux entraîner au haut-niveau, en première division dans certains pays et dans toutes les catégories inférieures ailleurs et ça ne concerne pas que les gardiens de but. Je suis un entraîneur plein. Comment avez-vous vécu votre brève expé rience dans le staff les Lions indomptables ? Peut-on dire que vous étiez au bon endroit au mauvais moment ? Revenir chez les Lions, c’était un honneur im mense. C’est ma maison. Nous connaissons tous l’amour que je porte à notre patrie. C’est vrai que l’expérience n’était pas évidente vu le contexte sur lequel je préfère ne pas m’attarder mais j’ai beaucoup appris. Il n’y a jamais de mauvais moments pour être chez les Lions. De toute façon, la...
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