Orientation: A la croisée des chemins

Face au choix d’une formation académique ou professionnelle, beaucoup de lauréats se retrouvent perdus.

I l est 10h, sous un soleil bat­ tant, Divine P., nouvelle ba­ chelière fait les 100 pas de­ vant l’entrée de l’Université de Yaoundé I. Téléphone en main, bandoulière autour de la taille, baskets aux pieds, vêtue d’un ensemble jean, elle aborde les étudiants et les passants, pour avoir des renseignements concernant la filière que ses parents lui recommandent. Il s’agit des Lettres modernes françaises. Elle ne maîtrise ni les conditions d’admission, ni le contenu de la formation et encore moins les débouchés. « J’ai été envoyée ici pour me renseigner sur cette filière. Ils veulent que je me spécialise dans le français » confie-t-elle, avec l’air abattu. Du côté de Nkolnda, chez les Nwos, l’orientation académique est un choix qui concerne toute la famille. Hope Joyce, 17 ans a eu son baccalauréat A4 es­ pagnol avec mention Assez- bien. Elle souhaite faire le droit privé à la faculté des sciences juridiques de l’Université de Yaoundé II. Mais sa famille reste indécise. « Ma petite sœur n’est pas encore sûre de son choix. Nous sommes des chré­ tiens et nous attendons la vo­ lonté de Dieu pour elle », af­ firme Ariane Nwos, journaliste. Pour Dada Moussa, autre jeune bachelière le projet est déjà mieux défini. Elle sait qu’elle présentera le concours de la Faculté de médecine le 4 sep­ tembre prochain. Sa préparation est en cours, avec l’objectif d’intégrer cette école. Elle a le soutien de ses parents. « De­ puis que je suis toute petite, je dis à mes parents que je veux être médecin. Donc je présenterai ce concours », dit- elle avec la conviction de réus­ sir. Les candidats au GCE Ad­ vanced Level de leur côté, at­ tendent les résultats au mois d’août proc...

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