« La plateforme est aussi un outil de régulation »

Dr Jean Patrick Mfoulou Olugu, chef de la cellule des transports et de la mobilité douce à la Communauté urbaine de Yaoundé.

Une opération d’enregistrement numérique des taxis circulant dans la ville de Yaoundé est en cours depuis le 3 juillet 2026. A ce jour, quel est le bilan de l’opération ? A ce jour, l’opération a permis d’avoir 20 000 taxis déjà enregistrés. L’opé­ ration prend fin le 5 octobre. D’ici ce délai, on pourra enregistrer un plus grand nombre d’opérateurs de taxis. Globalement, l’opération est donc satisfaisante. Beaucoup de taxis se sont mobilisés pour effec­ tuer les enregistrements. Chaque matin, au niveau du site de l’Hôtel de ville, plusieurs taxis viennent se faire enregistrer. Les opérateurs de taxis sont impliqués dans la réforme qui va être mise en place et cela est satisfaisant. Plus de deux mois après le lan­ cement, les usagers du taxi, les propriétaires et les conducteurs de taxis sont-ils suffisamment sensibilisés à votre avis ? Tout à fait. Les opérateurs, qu’il s’agisse des propriétaires ou des conducteurs de taxis, sont largement sensibilisés. La sensibilisation a com­ mencé dès le début de l’opération et continue jusqu’à ce jour. A partir de ce Jeudi 24 septembre jusqu’à ce vendredi 25 septembre, un atelier de sensibilisation sera organisé pour communiquer davantage. Les asso­ ciations et les syndicats de trans­ porteurs, ainsi que les conducteurs de taxis, sont également invités pour leur montrer le bien-fondé de cette opération. Quels problèmes réels cette ini­ tiative vise-t-elle ? Il est question de sécuriser le sec­ teur. Dans le secteur de transport urbain par taxi, nous savons qu’il y a beaucoup d’insécurité. Des usagers se font malheureusement agresser, de même que des conducteurs de taxis. Nous avons commencé par le processus d’identification pour savoir qui est conducteur dans la ville. Avant, nous ne les connaissions pas. Généralement, lorsqu’une personne acquiert un véhicule pour en faire du transport urbain par taxi, il se rend auprès d’une commune donnée et s’enregistre. L’autre va auprès d’une commune Y pour s’enregistrer. Or, il n’y avait pas de cohérence. Certains avaient des numéros et d’autres pas. Souvent, des numéros qui avaient des doublons. Il n’y avait pas non plus d’archivage de tous ces éléments. On a donc pensé qu’il était temps de mettre sur pied une application pour centraliser toute les données. Ces données nous per­ mettent de savoir qui est propriétaire et qui est conducteur. Même si le propriétaire à des centaines de vé­ hicules, il peut toutefois les enre­ gistrer. Il fallait donc sécuriser le système d’une part, puis l’assainir d’autre part. En effet, il y a beaucoup de clandestins. Certains n’ont aucun papier, des conducteurs sans aucune capacité, des propriétaires sans au­ cune licence d’exploitation. Il faut donc sécuriser et assainir le secteur. La plateforme est aussi un outil de régulation. On peut savoir ...

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