Import-substitution: Le manioc s’enracine

A l’occasion de la troisième édition du festival « All Kassava » célébrée du 29 octobre au 1er novembre dernier à Douala, le gouvernement a rassuré sur les actions pour doper la filière

L e ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Mi­ nader), Gabriel Mbaïrobe, a présidé le 29 octobre dernier à Douala, l’ouverture de la 3e édition du festival international « All Kas­ sava ». Un événement clôturé ce dimanche 1er novembre et qui a permis à divers acteurs de dresser sans ambages un état des lieux de la filière manioc. Selon les chiffres communiqués par le Minader, le Ca­ meroun revendique une production nationale de manioc qui avoisine sept millions de tonnes par an. De même, la filière rassemble plus de 350 000 producteurs. Seulement, la difficulté d’accès aux principaux bassins de production ne permet pas de tirer pleinement profit de son potentiel. Il faut ajouter à cela le manque de magasin frigorifique de stockage et d’unités de trans­ formation. La promotrice de ce festival, Yvette Doume épse Banlog, a donc saisi cette occasion pour souhaiter un véritable accompagnement des pou­ voirs publics et des collectivités ter­ ritoriales décentralisées, pour que les ambitions soient matérialisées sur le terrain. « Un producteur qui quitte son village pour venir exposer le fruit de son travail ne doit jamais avoir le sentiment qu’il est un citoyen de seconde zone », a-t-elle relevé. En réponse, Gabriel Mbairobe est revenu sur les mesures développées pour tirer un meilleur profit de la spéculation. Le membre du gouver­ nement a indiqué que le manioc a été identifié comme une filière prin­ cipale dans le plan présidentiel d’im­ port-substitution. L’Agence nationale des normes et de la qualité (Anor) a par ailleurs élaboré une norme pour la farine de manioc panifiable. En outre, une circulaire conjointe a été signée avec ...

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