Félix Nguele Nguele, gouverneur de la région du Sud.
Que s’est-il réellement passé à Zoetele le 19 mai dernier ? J’avoue que je suis mal placé pour parler du drame survenu à Zoetele, étant donné que c’est une affaire judiciaire. Il est normalement indiqué que ce soit le procureur de la République près les Tribunaux de première et de grande instances de Sangmelima. Seulement, l’affaire a pris une dimension telle que l’ordre public a été troublé. Et nous avons craint que la fête de l’Unité ne se déroule pas. Ce qui aurait été dommage. En réalité, il s’agit d’un fait divers porté en justice. Et la justice suit son cours. Je suis mal à l’aise pour dire quoi que ce soit. Seulement, face au débordement d’informations observé sur les réseaux sociaux, nous avons le devoir de dire ce que nous avons vu sur le terrain et ce que pensent les populations. Disons qu’il y a eu découverte d’un corps aux encablures de l’hôtel de ville de Zoetele, le 29 mars 2026. La victime a été identifiée au nom de Marie Patience Dikamba, une authentique fille de cet arrondissement. Ce qu’on a observé sur son corps, c’est qu’il y présentait beaucoup de traces de coups et sévices qui laissaient penser que la victime a été violentée. Et l’enquête a été ouverte par le commissariat de sécurité publique. Sur la base de certains éléments, des suspects ont été interpellés et déférés en justice. Celle-ci suit toujours son cours. Cependant, un des suspects a été relâché. Ce dernier est revenu à Zoetele. Ce n’est pas que la procédure judiciaire a été abandonnée, mais le procureur de la République, au regard des éléments d’appréciation à sa disposition, a estimé que le suspect donnait des gages de ne pas se soustraire de la procédure judiciaire engagée et qu’il pouvait, par conséquent, comparaître libre. Ce qui n’a pas été du goût des populations. Mais, ce n’est pas dans la rue que l’opinion apprécie le travail de la justice. Celle-ci est souveraine et laisse suivre le cours des procédures engagées en toute sérénité. Il y a sûrement des informations et des raisons très solides que le parquet a dû avoir pour estimer que l’un des suspects puisse comparaître libre. Les troubles sont survenus plus d’un mois et demi après les faits d’un assassinat violent. Le retour à Zoetele du principal suspect n’a-t-il pas été l’élément déclencheur des remous sociaux? Il faut éviter que cela retourne à l’émotion et au sentiment. Je suis pour que l’on puisse laisser les procédures judiciaires suivre leur cours en toute quiétude. On ne dit pas, à ce stade, que les suspects sont innocents ou coupables, mais on laisse à la justice la possibilité d’aller jusqu’au bout de la procédure. Et il faut toujours se méfier des élans de la foule. Il y a des informations que l’on ne peut pas divulguer au nom de la confidentialité de l’enquête. Je regrette qu’il y ait eu ces débordements, parce qu’on est allé jusqu’à commettre des violences sur le patrimoine d’un des suspects. Ce suspect, je peux le comprendre, a eu une histoire d’amour avec la victime. Une histoire qui se serait terminée pas de manière assez équitable pour la victime. Cette dernière est revenue en ville, les enquêteurs ont constaté qu’il y’a eu des contacts avec le suspect qui est un homme d’affaires de la place. Mais, ce sont là des indices qui permettent de faire évoluer l’enquête. On ne peut pas dire, sur la base de ces él&eacu...
Cet article complet est réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Identifiez-vous >
Accédez en illimité à Cameroon Tribune Digital à partir de 26250 FCFA
Je M'abonne1 minute suffit pour vous abonner à Cameroon Tribune Digital !
- Votre numéro spécial cameroon-tribune en version numérique
- Des encarts
- Des appels d'offres exclusives
- D'avant-première (accès 24h avant la publication)
- Des éditions consultables sur tous supports (smartphone, tablettes, PC)



Commentaires