« J’aime les enfants »

Aissatou Salihou, institutrice à l’Ecole maternelle de Ngan-ha.

«J e suis devenue enseignante, inspi­ rée par mes directeurs d’école. Leur encadrement à l’école primaire, puis au lycée. La rectitude, le sens du travail bien fait, le sacerdoce sont autant de points favorables qui m’ont impacté et en­ couragé à choisir le métier de l’enseigne­ ment. Je n’oublierais pas mon papa, ensei­ gnant de métier qui nous a tous inspirés. Aujourd’hui, je ne me sens pas obligée de travailler, puisque j’ai aimé le métier. Et j’aime les enfants. Surtout les tout-petits. Pour réussir à les instruire, il faut être ma­ ternelle. A cette veille de la rentrée, nous exhortons les parents à nous envoyer les écoliers dès les premiers jours. Car dans no­ tre zone rurale, les parents pensent que l’école commence après un mois, simple­ ment parce que ces enfants doivent les ai­ der dans les travaux champêtres. En tant que fille de l’Adamaoua issue d’une zone ru­ rale, j’encourage les filles à persévérer dans leurs études en vue d’être indépendantes dans l’avenir avant de songer au mariage. Car, chez nous, à un certain âge, les filles pensent au mariage plus qu’à leur éduca­ tion. Dans le cadre de mon travail, je m’investis plus à encourager les parents à scolariser leurs filles. Puisque l’Adamaoua est connue pour être une Zone d...

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