Poulet, porc, dinde: La chasse aux congelés

Dans les marchés et autres poissonneries de la place, ces produits surgelés interdit sont de retour

C’est l’annonce de la saisie et de la destruction des produits avicoles et porcicoles le 3 novembre dernier par une équipe de la délégation régionale du ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia) pour le Centre qui a sonné l’alerte du retour de ces aliments dans les marchés. Il s’agit notamment des découpes de dinde, de poulet et de porc surgelées issues de la contrebande et impropres à la consommation. Une descente dans les marchés de la ville de Yaoundé a permis à l’équipe de CT de toucher du doigt cette « triste réalité ». Dans l’une des poissonneries du marché Mvog-Atangana Mballa, les commerçants font de la ruse leur sport favori. Si les produits sus-évoqués sont absents des congélateurs installés ci et là, cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont loin. Une fois le besoin exprimé, Ghislain E, l’un des agents de cette poissonnerie déclare: « On ne vend pas les ailes de dinde ici, mais je peux vous en trouver », rassure-t-il, indiquant que le carton de 10 kg coûte 27000 F. « Je peux même fournir plus d’un carton, ça ne manque pas », affirme-t-il, manipulant son téléphone pour contacter le livreur installé dans les environs de cette poisonnerie. Mais il n’y en a pas que pour la dinde.

Quelques mètres plus loin, le tenancier d’une autre poissonnerie spécialisée dans la vente en gros va confier à CT qu’il ne vend pas ces découpes (ailes, cuisses, pattes de poulet) parce que cela est interdit, mais indiquera d’un geste de la main, l’un des couloirs du marché où ces produits sont allègrement étalés. A l’approche de ce couloir, le client est apostrophé par une kyrielle de vendeurs. La canicule qui s’abat sur Yaoundé en cet après-midi du 9 novembre 2021 n’est pas de nature à décourager ces derniers. « J’ai les meilleures ailes de dinde, Monsieur. On vous donne quelle quantité? Le kilogramme coûte seulement 2500 F », déclare l’un des vendeurs. Dans la négociation qui va s’en suivre, Emilienne Epoh, cliente, tente de le convraincre de ramener le prix à 2000 F. Il ne cèdera point, mais va plutôt renchérir le coût. « Madame ça ne sert à rien de discuter le prix, on menace même de passer à 2800 F le kg, donc vous feriez mieu...

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